Jean Teulé – Le magasin des suicides

 
4e de couverture :

Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

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Le couple Tuvache a trois enfants, mais le troisième est un « accident ». Les aînés sont tristes et suicidaires comme il se doit dans la famille Tuvache, mais le petit dernier est plein de joie de vivre et d’optimisme: un problème donc quand les parents vendent du matériel pour aider au suicide…

Un coup de coeur !! Un livre très court, mais efficace ! Truffé d’humour noir et d’ironie, comme je les aime ;-) Amusant à souhait, avec une fin totalement inattendue. Il n’y a rien de sérieux dans ce livre, les objets vendus dans la boutique pour se suicider sont très imaginatifs. On sent que l’auteur s’est beaucoup amusé à écrire ce livre.

Je vous le recommande chaudement !

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009  

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Jonathan Safran Foer – Extrêmement fort et incroyablement près

4e de couverture :

Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fou d’astrophysique, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le jeune garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête désespérée l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11-Septembre.

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Un livre qui m’a d’abord attirée par sa mise en page, sa typographie originale, mais aussi par son sujet : l’après 11 septembre.

L’histoire d’Oskar est entrecoupée du récit de deux autres personnages, l’un parlant à son fils, l’autre à son petit-fils. Il m’a fallu un peu de temps avant de comprendre leur rapport avec Oskar.
Oskar n’est pas un petit garçon ordinaire, il est surdoué, parle comme un adulte, mais est en même temps d’une très grande naïveté. Je ne m’y suis pourtant pas attachée …. peut-être parce que je n’ai pas su le cerner, comprendre ses agissements. Dommage…
Un jour il découvre une clé qui semble avoir appartenu à son père. Convaincu qu’il s’agit là d’un indice, il part à la recherche de ce qu’il pourrait apprendre de nouveau à son sujet. Il va alors se rendre aux quatres coins de New-York et rencontrer une foule de gens.
Malheureusement, la solution de cette énigme (qu’est-ce que cette clé ouvre-t-elle ?) m’a laissée un peu perplexe. Trop facile à mon goût.

Une autre manière d’aborder le traumatisme lié au 11 septembre. Un livre plein d’émotion, mais sans sensiblerie, ni apitoiement.
Un roman singulier, décalé, original, on aime ou pas…

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009  

Mark Haddon – Une situation légèrement délicate

 
4e de couverture :

George & Jean Hall vous invitent au (second) mariage de leur fille Katie (têtue comme une mule et affligée d’un caractère de cochon) qui a l’intention d’épouser Ray (un géant improbable aux  » mains d’étrangleur « ), le 15 mars 2007. D’ici là… George (qui perd la tête aussi poliment que possible), sa femme Jean (qui couche avec l’ancien collègue de George), Jamie (leur fils homo incapable d’officialiser sa liaison avec son amant en l’invitant au mariage) et Katie (qui se demande si elle aime vraiment Ray)… prieront pour que leur folie familiale ne soit qu’une situation légèrement délicate.

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C’est une histoire de famille … et quelle famille !! Certains cachent des choses, n’ont aucune diplomatie ou bien n’assument simplement pas ce qu’ils sont. Tout cela donne des situations vraiment délicates et loufoques.
Les chapitres sont courts, on passe d’un personnage à l’autre. Une histoire qui ne s’essoufle pas au fil des pages. Le personnage le plus attachant est George, trompé par sa femme Jean, que l’on suit dans sa dépression, sa descente aux enfers. On a vraiment envie de l’aider à se relever.
L’humour n’est cependant pas omniprésent comme le lecteur peut le croire en lisant le résumé.

Un agréable moment de lecture ;-)

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009  

Barbara Constantine – A Mélie, sans mélo

4e de couverture :

Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie !

Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son
parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

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« A Mélie, sans mélo » est le deuxième roman de B. Constantine. Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire son premier livre « Allumer le chat « , mais après cette lecture, j’espère le lire rapidement !

Charmante petite histoire, pleine de tendresse, d’affection, d’amour, sans tomber dans la mièvrerie. Un roman qui donne le sourire, qui sent bon la campagne et la confiture, avec des personnages attachants marqués par la vie.
Quel est le problème de santé de Mélie ? Va-t-elle passer son dernier été ? Ca, je vous laisse le découvrir …

Un livre qui rappelera à certains les vacances à la campagne chez les grands-parents ;-)

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009  

Stéphane Audeguy – La théorie des nuages

 
4e de couverture :

« Il est question de nuages et Virginie Latour commence à comprendre. Elle comprend qu’au début du dix-neuvième siècle quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l’Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé les nuages avec attention, avec respect même ; et, avec une sorte de piété tranquille, ils les ont aimés. » Akira Kumo est un couturier japonais. Il collectionne les livres consacrés aux nuages. Pour classer sa bibliothèque, il engage Virginie Latour, une jeune femme, à qui il raconte des histoires de chasseurs de nuages. Celle de Luke Howard qui inventa leurs noms, celle de Richard Abercrombie qui fit le tour du monde pour voir s’ils étaient partout identiques, d’autres encore, aussi surprenantes que le jeu des nuées.

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Dans ce roman qui se passe entre les années 1800 et 2005, Virginie Latour va entendre les histoires d’Akira Kumo, Luke Howard et Richard Abercrombie, tous trois passionnés de nuages. Cependant, n’allez pas croire que vous allez en apprendre plus sur la météorologie (dommage …). C’est plutôt un livre plein de poésie et original. Mais j’avoue, je me suis fort peu attachée aux personnages, mis à part Akira Kumo dont l’histoire m’a beaucoup touchée (il a survécu aux bombardements d’Hiroshima).

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009