Paullina Simons – Le secret de Lily Quinn

4e de couverture :

A vingt-quatre ans, Lily Quinn mène l’existence tranquille d’une étudiante new-yorkaise, entre deux examens, à la recherche de l’amour et luttant pour payer son loyer. Jusqu’au jour où sa colocataire et amie d’enfance disparaît sans laisser de trace… Chargé de l’enquête, l’inspecteur Spencer O’Malley, un homme dur, hanté par son passé, fait irruption dans sa vie. Lorsque les soupçons de Spencer convergent vers un seul et même suspect, son frère, Lily voit toutes ses certitudes voler en éclats. Mais la fatalité n’en a pas fini avec elle, et c’est contre la maladie qu’elle va devoir livrer son combat le plus dur… Affaiblie, abandonnée par les siens, la paisible Lily va se révéler à elle-même dans l’épreuve. Les sortilèges de l’amour achèveront de la transformer à jamais…

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A vrai dire, je n’étais pas très emballée par ce livre, notamment à cause de la couverture (éditions France Loisirs) – trop à l’eau de rose selon moi. Je me suis donc lancée dans cette lecture sans grande conviction, et … je me suis trompée sur toute la ligne !

J’ai été happée par cette histoire, à la fois triste et belle. L’écriture est simple, fluide, ça se lit d’une traite.
J’ai beaucoup aimé le personnage de Spencer. A la fois attirant et difficile à cerner, solide et faible face à certaines situations.
Lily est la preuve même qu’il ne faut jamais baisser les bras dans la vie. Entre une mère à moitié folle, un père dépassé par les événements, la disparition de sa meilleure amie et sa maladie, Lily se montre à la fois digne et forte.
La réaction de sa famille face à sa maladie est tout simplement choquante. Sa mère et une de ses soeurs sont particulièrement révoltantes.
En réfléchissant aux dernières lignes, on peut se dire que cette famille n’en n’a pas fini avec la fatalité…

L’intrigue policière est très présente. Tout au long du roman, on se pose sans cesse la même question : qu’est-il arrivé à Emmy ? Une fin, pas si surprenante que ça pour moi, dommage, j’avais espéré autre chose.

Le secret de Lily Quinn est le premier roman que je lis de Paullina Simons. Une belle découverte, que j’espère poursuivre avec la lecture de Tatiana.

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Laurence Jyl – Le coût de la panne

4e de couverture :

Rien ne semble devoir troubler l’existence que mène la famille Sertilanges à Draguignan. Robert, le père, est un employé modèle au bureau de poste municipal ; Brigitte, mère au foyer, s’occupe à merveille de leurs trois enfants : Cécile et Arthur, les deux plus grands, adolescents  » normalement  » rebelles et capricieux, ainsi que la petite dernière, Zoé, une adorable chipie âgée de dix ans – la narratrice de l’histoire. Un premier événement vient perturber cette vie tranquille, agréable et harmonieuse. Robert, promu, est muté à Paris. Les Sertilanges doivent se résoudre à dire adieu à leur maison provençale et à prendre leurs marques dans un petit appartement de la capitale. Mais ces turbulences ne sont rien en comparaison du cataclysme qui s’abat sur les néo-Parisiens, peu de temps après leur installation. La télé tombe en effet en panne au plus mauvais moment, le soir de la finale de  » Regardez-les vivre « , l’émission de télé-réalité préférée de toute la famille. Comment surmonter ce coup du sort ? La solution : se poster à la fenêtre pour suivre discrètement le programme sur l’écran des voisins… Et mettre ainsi le doigt dans un engrenage fatal. Armée de jumelles, Brigitte en vient bientôt à épier jour et nuit les faits et gestes des habitants de l’immeuble d’en face, à les imiter, et au final à vivre sa vie par procuration, délaissant peu à peu ses enfants et entraînant son mari sur une pente vertigineuse.

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Au commencement, le lecteur découvre une famille ordinaire menant une vie tranquille. Mais, celle-ci va basculer le jour où le père est muté à Paris. Au grand dam du reste de la famille !
L’histoire est racontée par Zoé, 10 ans, la benjamine, au caractère bien trempé, mais adorable.
Peu de temps après leur emménagement (dans un appartement, adieu la belle et grande maison dans le sud !), l’antique télévision tombe en panne et ceci le soir de la finale de leur émission de télé-réalité favorite : « Regardez-les vivre ». Un drame ! Il leur faut trouver une solution… Celle-ci sera de s’équiper de jumelles pour regarder le programme télé chez les voisins d’en face.
Et c’est là que la descente aux enfers commence …
La mère, puis le père vont être pris dans un engrenage. Il leur en faut toujours plus, épier les voisins constamment, puis les imiter, … ils vont aller de plus en plus loin.
Je n’en dévoile pas plus, je vous laisse découvrir ;-)

Zoé est la seule personne lucide de la famille (mis à part son frère et sa soeur, mais qui vont très vite laisser tomber). Elle est également la première à avoir compris que quelque chose n’allait pas chez sa mère. Cependant, à cause de son jeune âge, elle est un peu impuissante face aux événements.
Ce roman est clairement une dénonciation des méfaits de la téléréalité et plus généralement de la télévision, du voyeurisme.
Malgré tout, le style est léger, parfois drôle, ce qui fait que l’on passe un bon moment !

Merci à  et aux éditions Robert Laffont !

Emily Brontë – Les hauts de Hurle-Vent

4e de couverture :

Monsieur Earnshaw vit avec sa famille sur leurs terres balayées par les vents. La vie est sereine et heureuse. Ce bel équilibre est rompu (à jamais) lorsque, revenant d’un voyage, le maître des lieux ramène en la demeure familiale un jeune bohémien de 6 ans Haethcliff, qu’il a pris en affection et décide adopter. Hindley et Catherine les enfants réagiront différemment. Alors que la jeune fille se rapproche peu à peu du nouvel arrivant, son frère lui, d’emblée nourrit un fort sentiment de rejet teinté de jalousie à l’encontre de cet intrus. Ce mépris trouvera son apogée à la mort du vieil Earnshaw. Hindley est devenu alors maître de la famille laissera libre cours à sa haine. Humilié, Heathcliff, pourtant follement amoureux de Catherine (éprise elle aussi), mettra en branle une vengeance implacable pour ruiner tous ceux qui l’ont fait souffrir…
Un amour impossible, une passion dévastatrice, une haine qui détruit tout sur son passage : sur cette lande de Hurle-Vent souffle un vent de folie qui ne s’éteindra que dans la mort…

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J’avoue, depuis tout ce temps, je n’ai jamais lu ce « classique » ! Pourtant, il faisait partie de ceux que je voulais lire depuis longtemps.
Dans le cadre du défi Blog-O-Trésors, j’ai enfin pu combler ce manque.

Que dire donc…tant d’avis ont déjà été écrits que je n’aimerais pas me répéter !

La narration, tout d’abord, originale. L’histoire de ces deux familles, les Earnshaw et les Linton, est racontée du point de vue de Mr. Loockwood, un étranger qui débarque à Hurlevent en 1801 et de la gouvernante Ellen Dean qui raconte ses 30 dernières années passées à Hurle-Vent.
Pas de longues descriptions, ce qui permet au lecteur d’être emporté par l’histoire.

Les personnages sont sombres, pleins de défauts, mais attachants à la fois. L’amour entre Heathcliff et Catherine est un amour destructeur, tourmenté, jalonné d’obstacles, de non-dits.
Cependant, je m’attendais à ce que leur amour soit clairement avoué et beaucoup plus tôt.
Heathcliff… parlons-en. Je dois dire que je ne m’y suis pas attachée. Normal allez-vous me dire avec un caractère pareil. Cependant, sa haine et son désir de vengeance sont tout à fait compréhensibles.

Dès les premières pages, on plonge dans une atmosphère oppressante, lourde. On ressent cette solitude qui règne dans la lande.

Une histoire d’amour tragique, avec un tout petit bémol : le nom des personnages qui se ressemblent et qui sont tantôt appelés par leur nom ou par leur prénom, ce qui peu prêter à confusion. Heureusement, l’arbre généalogique présent au début du roman m’a beaucoup aidée.

A lire !!!

Livre lu dans le cadre du défi