Cormac McCarthy – La route

4e de couverture :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage?

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Autant dire que ce roman ne laisse personne indifférent : certains crient au génie, d’autres le trouvent trop noir ou encore sans action. Pour moi, ce fût une lecture poignante.

Au début, je me suis arrêtée plusieurs fois entre les chapitres, j’avais besoin de reprendre mon souffle dans cette atmosphère si oppressante. J’ai tout vécu avec ce père et ce fils : la faim, le froid, la peur, la résignation, mais aussi l’espoir.

Qui ? Quand ? Où ? Pourquoi ?  Telles sont les questions que se pose le lecteur. Car oui, l’auteur laisse planer le mystère (un peu frustrant j’avoue), il y a peu de flash-back. Nous ne savons pas ce qui a causé l’apocalypse, ni même l’endroit et le lieu où se déroule l’histoire. Les deux protagonistes sont simplement nommés « le père » et « le fils ».  Ces derniers errent dans un monde dévasté, ils ont peur et se cachent lorsqu’ils rencontrent d’autres humains.

Le style est dépouillé, les dialogues sont minimalistes et assez répétitifs, mais pleins de non-dits. McCarthy laisse le lecteur interpréter l’histoire.

Un roman qui vaut vraiment la peine d’être lu pour se forger sa propre opinion.

Je suis curieuse de voir l’adaptation !

Lu dans le cadre du défi