Cormac McCarthy – La route

4e de couverture :

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre: des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage?

~

Autant dire que ce roman ne laisse personne indifférent : certains crient au génie, d’autres le trouvent trop noir ou encore sans action. Pour moi, ce fût une lecture poignante.

Au début, je me suis arrêtée plusieurs fois entre les chapitres, j’avais besoin de reprendre mon souffle dans cette atmosphère si oppressante. J’ai tout vécu avec ce père et ce fils : la faim, le froid, la peur, la résignation, mais aussi l’espoir.

Qui ? Quand ? Où ? Pourquoi ?  Telles sont les questions que se pose le lecteur. Car oui, l’auteur laisse planer le mystère (un peu frustrant j’avoue), il y a peu de flash-back. Nous ne savons pas ce qui a causé l’apocalypse, ni même l’endroit et le lieu où se déroule l’histoire. Les deux protagonistes sont simplement nommés « le père » et « le fils ».  Ces derniers errent dans un monde dévasté, ils ont peur et se cachent lorsqu’ils rencontrent d’autres humains.

Le style est dépouillé, les dialogues sont minimalistes et assez répétitifs, mais pleins de non-dits. McCarthy laisse le lecteur interpréter l’histoire.

Un roman qui vaut vraiment la peine d’être lu pour se forger sa propre opinion.

Je suis curieuse de voir l’adaptation !

Lu dans le cadre du défi

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10 réflexions sur “Cormac McCarthy – La route

  1. J’ai ressenti exactement la même chose que toi en le lisant : une sensation d’étouffement qui me forçait parfois à poser le livre, pour reprendre ma respiration, regarder autour de moi, le ciel, mes proches, les couleurs, me dire « cela n’est qu’une fiction », avant de pouvoir le reprendre.

  2. Je crie au génie ;-)

    Le style dépouillé, les « et » qui se succèdent, la notion de temps qui a complètement disparu, tout est urgence.

    La fin du livre (le passage avant les dernières pages) m’a retourné l’estomac. Et malgré le fond noir de l’histoire, y’a un message d’espoir et d’amour d’une puissance déchirante. McCarthy est grand. Vraiment grand.

  3. Tu as raison, il vaut la peine d’être lu. C’est une lecture qui laisse des traces en tous cas. J’ai beaucoup aimé ce roman et je l’ai prêté à mon frère qui lui, n’a pas réussi à aller au bout.

  4. Je fais partie des « Bofs ». J’ai trouvé la lecture longue et fastidieuse. Et pour confirmer ou infirmer mon sentiment, j’ai visionné le film. Et au final, il me conforte dans mon idée.

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