Colin Harrison – Manhattan nocturne

4e de couverture:

Meurtres, accidents, drames en tous genres… Porter Wren, chroniqueur de faits divers dans un tabloïd new-yorkais, est un habitué des turpitudes quotidiennes de l’humanité. Mais en observateur prudent, il s’est toujours gardé de s’embarquer dans le type d’histoire qu’il raconte. Jusqu’au jour où il est abordé par une séduisante jeune femme, la veuve d’un cinéaste en vogue dont le meurtre n’a jamais été élucidé. Elle détient des secrets. Il n’aurait jamais dû accepter de les partager… À mesure que se noue ce drame étouffant, Colin Harrison révèle un à un les fils mystérieux qui, nulle part comme à New York, relient les bas-fonds les plus sordides aux sphères les plus élevées de la réussite.

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Je vends le meurtre, la mutilation, le désastre. Et ce n’est pas tout : je vends la tragédie, la vengeance, le chaos, le destin. Je vends les souffrances des pauvres et les vanités des riches. Les enfants qui tombent des fenêtres, les rames de métro qui flambent, les violeurs qui s’éclipsent dans la nuit. Je vends la colère et la rédemption. Je vends l’héroïsme musclé des pompiers et la poussive cupidité des chefs de la mafia. La puanteur des ordures, les espèces sonnantes et trébuchantes. Je vends le Noir au Blanc et le Blanc au Noir. Aux démocrates, aux républicains, aux anarchistes, aux musulmans, aux travestis, aux squatters du Lower East Side. J’ai vendu John Gotti et O. J. Simpson et les poseurs de bombes du World Trade Center, et je vendrai tous ceux qui suivront. Je vends le mensonge et ce qui passe pour la vérité, et tout le spectre des nuances qui les séparent. Je vends le nouveau-né et le mort. Je revends la misérable et splendide ville de New York à ses habitants. Je vends des journaux.

Porter Wren, journaliste pour un tabloïd new-yorkais vit une vie plutôt tranquille avec sa femme et ses deux enfants jusqu’au jour où il rencontre Caroline Crowley à une soirée organisée par son journal. De son propre aveu, il aurait mieux fait de ne jamais s’y rendre…

Oui, je maudissais ma fascination pour Caroline, mais en tirais également une joie singulière.

Caroline Crowley belle, intrigante et très persuasive séduit immédiatement Porter. Elle l’aborde pour lui parler de son mari décédé récemment: Simon Crowley, cinéaste reconnu, retrouvé mort sur un chantier. Porter accepte d’enquêter sur la mort de Simon à la demande (insistante) de Caroline et va peu à peu s’aventurer dans un monde où les enjeux le dépassent. Un monde dont il ne ressortira pas sans quelques séquelles. A travers les cassettes laissées par Simon, il découvre un jeune homme indépendant, marginal, qui filmait des instants de la vie quotidienne. Malheureusement, ces cassettes intéressent d’autres personnes (milliardaires, flics,…) prêtes à tout pour les récupérer.

Manhattan nocturne est un roman noir qui nous montre les bas-fonds de New York: ses crimes, ses folies, ses excès, ses recoins sombres, loin du New York des cartes postales. J’ai beaucoup aimé les descriptions que l’auteur fait de cette ville qui joue une grande place dans l’histoire. De plus, Colin Harrison sait tenir son lecteur en haleine. L’intrigue est bien construite, efficace, avec une solution qui n’est dévoilée qu’aux dernières pages. Tout au long du récit, le lecteur ne cesse de se poser la même question: pourquoi Porter a-t-il accepté la requête de Caroline Crowley ? Une curiosité malsaise qui aura des conséquences sur lui et sa famille. Notre journaliste va-t-il pouvoir se sortir de cette emprise ?

Ce n’est pas un coup de coeur, mais j’ai néanmoins passé un agréable moment et je remercie Manu d’en avoir fait un livre voyageur !

Editions 10-18, 2008
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3 réflexions sur “Colin Harrison – Manhattan nocturne

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