Michael Zadoorian – Le Cherche bonheur

4e de couverture :

Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-car le Cherche-bonheur, aux abords de Detroit. Si vous avez des informations, merci de contacter au plus vite leurs enfants au numéro qui suit… Après une longue vie et soixante ans de mariage, la santé chancelante et la mémoire qui flanche, Ella et John savent que leurs jours d’autonomie sont comptés. Si John ne se souvient plus nécessairement si on est mardi ou jeudi, il peut encore conduire. Ella le « kidnappe » donc, avec une seule idée en tête : partir une dernière fois à l’aventure. C’est le début d’un périple extraordinaire…

~

Alors qu’ils sont tous les deux malades (elle, est atteinte d’un cancer et lui souffre de la maladie d’Alzheimer), Ella décide d’emmener son mari John sur les routes américaines pour un dernier voyage à bord de leur vieux camping-car le Cherche Bonheur. Direction Disneyland en Californie par la route 66 ! Evidemment, ce périple ne se fera pas sans embûches…

Un voyage rempli de tendresse, d’émotion, de nostalgie, où Ella se remémore des moments de leur vie grâce, notamment, aux petites séances de diapositives. Ella et John forment un couple uni et attachant, on ressent l’amour qui les lie, à la fois fort et sincère. Ella, courageuse et déterminée, refuse de se faire soigner et de subir sa maladie. Mais celle de son mari lui est parfois difficile à supporter: douloureux en effet de constater que votre époux vous reconnaît à peine et qu’il n’a que de vagues souvenirs de toutes ces années passées ensemble. Bien sûr, il y a bien des moments de lucidité, mais ils sont si brefs…

Une réflexion sur la vieillesse, la relation de couple, l’Amour, la maladie, la mort, la dépendance vis-à-vis des enfants lorsqu’on est âgé, les moments importants d’une vie et les choix que l’on fait.

En toute simplicité et avec grande justesse, l’auteur aborde des thèmes universels qui permettent au lecteur de s’identifier aux personnages. Car Ella et John pourraient être chacun d’entre nous.

Un roman à la fois drôle, sensible et grave qui nous transporte de la première à la dernière page.

On peut se demander si c’est la meilleure idée possible. Ce couple de vieux débris, l’une avec plus de problèmes de santé qu’un pays du tiers-monde, l’autre sénile au point de ne pas savoir quel jour on est, partant sillonner les routes du pays. Ne disons pas de bêtises, bien sûr que c’est pas une bonne idée.

À présent, nous disposons de tout notre temps. Sauf que je tombe en morceaux et que John se souvient à peine de son nom. Ça ne fait rien. Moi, je m’en souviens. À nous deux, nous formons une personne complète.

Que nous ne disions rien me va très bien. Parler romprait le charme. L’espace d’un instant, je suis si heureuse que je pourrai pleurer. Voilà exactement le genre de chose qui fait que j’aime tant voyager, et que j’ai désobéi à tout le monde. Nous deux réunis comme nous l’avons toujours été, sans rien dire, sans rien faire de particulier, simplement “en vacances”. Je sais bien que rien ne dure mais, quand on sait que le film va bientôt se terminer, on a parfois la possibilité de rembobiner et d’en prendre un peu sans que personne ne le remarque.

Editions Fleuve Noir, 2010
Editions 10/18, 2011

Lu dans le cadre des challenges

50 états(Michigan)

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29 réflexions sur “Michael Zadoorian – Le Cherche bonheur

    • Je comprends ta crainte face au thème de la maladie, mais je trouve qu’il est traité de façon très juste sans tomber dans le mélo.

  1. Finalement la maladie est bien traité dans ce livre car on ne tombe jamais dans le mélo à outrance. Ils m’ont vraiment touché tous les deux et même fait rire.

  2. Je ne peux pas me connecter à WordPress de ton blog. Masi si je me log sur un autre blog, ça marche sur le tien.

    • Oui, laisse-toi tenter ;) C’est vrai, il est sorti en poche ! (Je ne lis malheureusement pas beaucoup de livres de chez 10/18…).

  3. Pingback: « Le cherche bonheur » de Michael Zadoorian « Chaplum’

  4. Je ne lis que du bien de ce livre, il faut décidément que j’en parle à ma bibliothécaire !

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