Jane Austen – Raison et sentiments

4e de couverture :

Raison et sentiments sont joués par deux soeurs, Elinor et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La raison a raison de l’imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin. Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

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Oui je l’avoue, je n’ai jamais lu un seul livre de Jane Austen ! *Honte à moi*

Raison et sentiments est donc ma première rencontre avec cet auteur.

Elinor et Marianne sont soeurs. L’une incarne la raison, l’autre les sentiments. En effet, Elinor est posée, raisonnable tandis que Marianne est quelqu’un de passionné qui se laisse guider par ses émotions.

Obligées de quitter la maison de leur enfance à la suite du décès de leur père, elles partent avec leur mère et leur autre soeur vivre dans le Devon. Là-bas, elles font la connaissance d’un lointain parent, Sir John Middleton, homme excessivement généreux qui va leur permettre de s’intégrer aisément dans la vie locale.

Petit à petite Elinor trouve la compagnie d’Edward Ferrars – frère de sa belle-soeur – très agréable et tombe amoureuse.

Marianne, quant à elle, s’éprend de Willoughby, homme séduisant, mais lâche.

Malheureusement, les deux soeurs vont être flouées dans leur amour.

 

Raison et sentiments raconte donc leurs premiers émois amoureux.

Jane Austen nous livre ici une très bonne analyse de la psychologie féminine. Les femmes occupent une place importante dans ce roman.

Le style est fluide et d’une très grande richesse, un vrai bonheur ! Les personnages, notamment Elinor et Marianne, sont très fouillés et attachants. L’auteur décrit très bien la société anglaise du 18e siècle et les codes qui la régissent.

Une foule de personnages apparait tout au long de l’histoire et il est vrai que le lecteur peut parfois s’y perdre.

Il n’y a pas énormément de rebondissements, sauf peut-être vers la fin du livre, mais qu’importe le style de Jane Austen nous emporte dès les premières pages !

Ce livre a été adapté au cinéma par Ang Lee en 1995, avec, entre autres, Hugh Grant, Kate Winslet et Emma Thompson.

Livre lu dans le cadre des défis et

Une lecture commune avec Marie et Rafafa.

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Emily Brontë – Les hauts de Hurle-Vent

4e de couverture :

Monsieur Earnshaw vit avec sa famille sur leurs terres balayées par les vents. La vie est sereine et heureuse. Ce bel équilibre est rompu (à jamais) lorsque, revenant d’un voyage, le maître des lieux ramène en la demeure familiale un jeune bohémien de 6 ans Haethcliff, qu’il a pris en affection et décide adopter. Hindley et Catherine les enfants réagiront différemment. Alors que la jeune fille se rapproche peu à peu du nouvel arrivant, son frère lui, d’emblée nourrit un fort sentiment de rejet teinté de jalousie à l’encontre de cet intrus. Ce mépris trouvera son apogée à la mort du vieil Earnshaw. Hindley est devenu alors maître de la famille laissera libre cours à sa haine. Humilié, Heathcliff, pourtant follement amoureux de Catherine (éprise elle aussi), mettra en branle une vengeance implacable pour ruiner tous ceux qui l’ont fait souffrir…
Un amour impossible, une passion dévastatrice, une haine qui détruit tout sur son passage : sur cette lande de Hurle-Vent souffle un vent de folie qui ne s’éteindra que dans la mort…

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J’avoue, depuis tout ce temps, je n’ai jamais lu ce « classique » ! Pourtant, il faisait partie de ceux que je voulais lire depuis longtemps.
Dans le cadre du défi Blog-O-Trésors, j’ai enfin pu combler ce manque.

Que dire donc…tant d’avis ont déjà été écrits que je n’aimerais pas me répéter !

La narration, tout d’abord, originale. L’histoire de ces deux familles, les Earnshaw et les Linton, est racontée du point de vue de Mr. Loockwood, un étranger qui débarque à Hurlevent en 1801 et de la gouvernante Ellen Dean qui raconte ses 30 dernières années passées à Hurle-Vent.
Pas de longues descriptions, ce qui permet au lecteur d’être emporté par l’histoire.

Les personnages sont sombres, pleins de défauts, mais attachants à la fois. L’amour entre Heathcliff et Catherine est un amour destructeur, tourmenté, jalonné d’obstacles, de non-dits.
Cependant, je m’attendais à ce que leur amour soit clairement avoué et beaucoup plus tôt.
Heathcliff… parlons-en. Je dois dire que je ne m’y suis pas attachée. Normal allez-vous me dire avec un caractère pareil. Cependant, sa haine et son désir de vengeance sont tout à fait compréhensibles.

Dès les premières pages, on plonge dans une atmosphère oppressante, lourde. On ressent cette solitude qui règne dans la lande.

Une histoire d’amour tragique, avec un tout petit bémol : le nom des personnages qui se ressemblent et qui sont tantôt appelés par leur nom ou par leur prénom, ce qui peu prêter à confusion. Heureusement, l’arbre généalogique présent au début du roman m’a beaucoup aidée.

A lire !!!

Livre lu dans le cadre du défi

Ken Follett – Les piliers de la terre

 
4e de couverture :

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

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Quelle agréable surprise !
Je n’ai jamais vraiment été attirée par les romans « historiques », et j’avoue avoir hésité avant de lire ce roman. Et puis, après avoir lu quantité de critiques positives, je me suis lancée …. et je n’ai pas été déçue.
Malgré ses quelques 1000 pages, ce livre est accessible à tous (peut-être moins pour les plus jeunes à cause de certaines descriptions à caractère sexuel assez récurrentes).
L’histoire, qui s’étale sur des dizaines d’années, nous permet de comprendre un peu mieux la manière dont étaient bâties ces cathédrales au XIIe siècle, de même que la vie des gens au Moyen-Age.
Un livre fait de descriptions assez précises, tout en gardant un rythme haletant et bon nombre de rebondissements.
Alors un conseil, ne soyez pas découragés par le nombre de pages, elles fileront entre vos mains !

Mark Haddon – Une situation légèrement délicate

 
4e de couverture :

George & Jean Hall vous invitent au (second) mariage de leur fille Katie (têtue comme une mule et affligée d’un caractère de cochon) qui a l’intention d’épouser Ray (un géant improbable aux  » mains d’étrangleur « ), le 15 mars 2007. D’ici là… George (qui perd la tête aussi poliment que possible), sa femme Jean (qui couche avec l’ancien collègue de George), Jamie (leur fils homo incapable d’officialiser sa liaison avec son amant en l’invitant au mariage) et Katie (qui se demande si elle aime vraiment Ray)… prieront pour que leur folie familiale ne soit qu’une situation légèrement délicate.

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C’est une histoire de famille … et quelle famille !! Certains cachent des choses, n’ont aucune diplomatie ou bien n’assument simplement pas ce qu’ils sont. Tout cela donne des situations vraiment délicates et loufoques.
Les chapitres sont courts, on passe d’un personnage à l’autre. Une histoire qui ne s’essoufle pas au fil des pages. Le personnage le plus attachant est George, trompé par sa femme Jean, que l’on suit dans sa dépression, sa descente aux enfers. On a vraiment envie de l’aider à se relever.
L’humour n’est cependant pas omniprésent comme le lecteur peut le croire en lisant le résumé.

Un agréable moment de lecture ;-)

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009  

Wilkie Collins – La dame en blanc

 
4e de couverture :

Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes fills de l’aristocratie, dans le Cumberland.
Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger…
Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse Dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…

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William Wilkie Collins (8 janvier 1824 – 23 septembre 1889) est un écrivain britannique de l’époque victorienne, contemporain et ami de Charles Dickens.

Une agréable surprise. On est loin des thrillers, romans policiers actuels, mais ça n’a pas été pour me déplaire. En lisant le résumé, je m’attendais à qqch de plus « fantastique » (notamment avec la mention d’une dame un blanc apparaissant au jeune professeur), mais il n’en est rien.
Le roman nous plonge dans l’Angleterre victiorienne. L’intrigue, qui peut paraître assez simple au départ, est très bien ficelée. Tout au long de l’histoire, plusieurs personnages s’adressent au lecteur afin d’exposer leur version des faits. Seul bémol, j’ai été un peu déçue en apprenant le secret de sir Percival, je m’attendais à quelque chose de pire encore…

Intrigue, rebondissements, le cocktail idéal pour passer un agréable moment de lecture !

Livre lu dans le cadre du

Robert Louis Stevenson – L’île au trésor

 Résumé :

L’aventure fait irruption dans la vie de Jim Hawkins le jour où un vieux marin balafré vient s’installer à l’auberge de ses parents. Pourquoi l’homme a-t-il peur ? Qui veut lui faire la peau ? Le secret de l’île au trésor devient bientôt celui de Jim. Sur le navire qui les mène vers le trésor, Jim et ses amis sont en grand danger. Echapperont-ils aux pirates, prêts à verser le sang pour s’emparer de l’or ?

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J’ai reçu ce livre il y a plus de 10 ans et je ne l’avais jamais ouvert, honte à moi !

Un chouette roman d’aventures, même si à la base les histoires de pirates ce n’est pas ma tasse de thé…

A peine le bateau arrivé sur cette fameuse île, que l’on découvre le vrai visage de certains personnages : malintentionnés, ils sont prêts à tout pour récupérer le trésor enfoui.

Jim est un courageux garçon, malin et l’on remarque qu’il mûrit beaucoup tout au long de l’aventure. Un personnage attachant, contrairement à Long John Silver, dont il est difficile de deviner les motivations premières: est-il bon ou méchant ?

Un bon moment de lecture grâce à ce cher Stevenson ! A lire et à relire.

Livre lu dans le cadre des défis  et