Jean-Claude Mourlevat – Le combat d’hiver

4e de couverture :

Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.

Au cœur d’un pays imaginaire, des jeunes gens, tous orphelins, sont détenus dans un internat qui ressemble à une prison. Cet hiver-là, une lettre mystérieuse leur révèle qu’ils sont les enfants d’une génération d’hommes et de femmes éliminés par la faction totalitaire qui a pris le pouvoir. Quatre d’entre eux choisissent de s’évader pour reprendre le combat. Mais il leur faut déjà échapper aux terribles «hommes-chiens» lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées.
Ont-ils la moindre chance de leur échapper? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du «peuple-cheval»? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange? Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

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Mon premier Mourlevat, je suis conquise !

Le lecteur est tout de suite plongé dans une atmosphère froide, sombre en compagnie de quatre orphelins : Milena, Helen, Bartolomeo et Milos. Ils vivent – où plutôt sont enfermés – dans un pensionnat des plus sinistres. Leur pays est contrôlé par La Phalange, qui a fait disparaître les résistants et a placé leurs enfants dans des orphelinats. Un régime totalitaire auquel les quatre adolescents vont s’opposer, parfois au péril de leur vie.

L’auteur nous livre ici un récit mêlant fantastique et réalisme, où l’on rencontre des « hommes-chiens » et des « hommes-chevaux », où il est question d’amour, d’amitié, de solidarité, de courage, même si l’espoir est peu présent. Le combat d’hiver de quatre adolescents pour la liberté du pays.

Jean-Claude Mourlevat est un merveilleux conteur. Le Combat d’hiver est à découvrir absolument (et il n’y a qu’un seul tome !).

Gallimard Jeunesse, 2006, 2010 (Poche)
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Ian McEwan – Sur la plage de Chésil

4e de couverture :

«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l’Angleterre d’avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu.

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Angleterre, années 60. Dans cette chambre d’hôtel, le lecteur partage pendant quelques heures la vie de deux jeunes gens tout juste mariés. Ils ont 20 ans et toute le vie devant eux. Et pourtant… la peur, les doutes, les tabous, les non-dits, l’absence de communication mettront à mal leur nuit de noce. La faute à une éducation sexuelle inexistante à cette époque, mais ô combien importante pour la vie d’un couple ? Probablement. Car Edward et Florence sont tous les deux instruits, mais ne sont absolument pas préparés à ce qui va leur arriver pendant cette nuit. Lui est pressé et maladroit, elle redoute ce moment et éprouve un certain dégoût. Ce sera sur cette plage de Chésil que les langues se délieront et que l’avenir de leur relation sera remis en question.

Il est vrai que le comportement et la maladresse des deux protagonistes pourraient irriter certains lecteurs, mais le sujet est traité de manière intelligente. Un livre court, simple, qui amène à la réflexion.

Folio, 2010