Primo Levi – Si c’est un homme

4e de couverture :

« On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce.
C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité. »

Angelo Rinaldi

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Poignant.

Un seul mot pour définir ce témoignage sur les camps de concentration.

Un livre très accessible, écrit simplement, sans prétention, de manière profondément humaine. Ici donc, point de scènes « chocs », Primo Levi décrit les horreurs qu’il a vécues avec une certaine pudeur. Pas de haine dans ses propos, car comme il le dit, il préfère le rôle de témoin à celui de juge.

L’édition de 1976 porte un appendice très intéressant où l’auteur rassemble les questions les plus fréquentes qui lui ont été posées et auxquelles il répond longuement.

Par exemple, tout au long du récit, je m’attendais à ce que les chambres à gaz soient évoquées, mais il n’en a point été question. La lecture de cet appendice m’a permis de comprendre pourquoi.

Mes livres ne sont pas des ouvrages d’histoire : en les écrivant, je me suis limité à rapporter les faits dont j’avais une expérience directe, excluant ceux dont je n’ai eu connaissance que plus tard, par les livres et les journaux. Vous remarquerez, par exemple, que je n’ai pas cité les chiffres du massacre d’Auschwitz, pas plus que je n’ai décrit le mécanisme des chambres à gaz et des fours crématoires : cela, parce que ce sont des données que je ne connaissais pas quand j’étais au Lager […]

Très peu de personnes ont survécu aux camps de concentration, ce témoignage est donc précieux et inestimable.

 

Livre lu dans le cadre du 

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Lorena A. Hickok – L’histoire d’Helen Keller

 
4e de couverture :

Quel avenir peut avoir une petite fille de six ans, aveugle, sourde et muette ? Les parents d’Helen sont désespérés jusqu’au jour où Ann Sullivan arrive chez eux pour tenter d’aider Helen à sortir de sa prison sans mots, ni couleurs ni sons. Les premiers échanges sont houleux, mais la persévérance d’Ann, l’intelligence et le désir d’apprendre d’Helen parviennent à vaincre l’impossible.

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Helen Keller est née aux Etats-Unis en 1880. Bien qu’elle fût sourde, aveugle et muette, elle parvint à obtenir un diplôme universitaire.
Une histoire très touchante, le combat de cette petite fille née sourde, aveugle et muette. Une lecture très accessible, qui nous encourage à ne jamais baisser les bras, à rester optimiste malgré les épreuves. Un livre qui nous lève un peu le voile sur le quotidien de ces personnes malvoyantes, sourdes ou muettes. Un combat de tous les jours.

L’histoire d’Helen Keller est une magnifique leçon de courage et de persévérance.

Maurice Périsset – La comtesse de sang

4e de couverture :

La comtesse Bathory fit torturer et assassiner 600 jeunes filles et, pour garder sa jeunesse, se baigna dans leur sang. Au pasteur de son domaine qui lui reprochait ses crimes elle répondit qu’à une question venant de si bas, elle qui était si haute, elle n’avait pas à répondre. Descendante d’une illustre famille hongroise, à la fin du XVIème siècle, la maîtresse absolue de ses terres dans un pays en guerre occupé par les Turcs, elle avait droit de vie et de mort sur ses sujets. L’usage qu’elle en fit dépasse l’imagination. Sauvage, solitaire, adepte de toutes les magies, sorcelleries et satanismes, elle s’abandonne progressivement à sa folie sexuelle et meurtrière, à une trinité de sang, de sexe et de mort. Elisabeth (Erzébeth) Bathory est un personnage certainement sans équivalent dans l’Histoire, le plus extraordinaire et le plus horrifiant qu’on connaisse, un vampire femelle qui surpasse en démence sanguinaire tous les Gilles de Rais et tous les monstres répertoriés.

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Elizabeth Bathory (1560-1614) est issue de l’aristocratie hongroise. Elle est connue pour avoir torturé à mort de nombreuses jeunes filles. En effet, obsédée par sa beauté et la peur de vieillir, elle s’imagine retrouver son éternelle jeunesse en se baignant dans le sang de ces jeunes vierges. 

Si vous vous attendez à des faits datés, à une narration plus historique, alors ce livre n’est pas pour vous. En effet, l’auteur s’attarde plus sur la description des tortures, etc. que sur des faits historiques. Ce livre est donc romancé, mais c’est ce qui m’a plu. Je ne voulais pas d’un livre trop historique. Les détails macabres ne manquent pas (âmes sensibles…).

Un petit bémol, j’aurai voulu que l’auteur s’attarde plus sur la psychologie de ce personnage complexe.

Un livre intéressant, qui me convient tout à fait.

Apparemment, le livre de « référence » reste La comtesse sanglante de Valentine Penrose.