Dany Laferrière – Le charme des après-midi sans fin

 

4e de couverture :

Paru en 1997, ce livre est le plus autobiographique de ceux écrits par Dany Laferrière. Il nous y raconte sa jeunesse au quotidien, vécue en Haïti à Petit-Goâve, dans une série de courts tableaux drolatiques et graves.

De son inoubliable déclaration d’amour à Da, la grand-mère qui l’a élevé, à son initiation aux émois (amoureux aussi) de l’adolescence, sur fond de crise politique haïtienne, Dany Laferrière nous émeut et nous touche par la justesse de son ton et la tendresse avec laquelle il restitue ses souvenirs.

« Les mères passent leur temps à venir voir si leur fille n’est pas dans les parages du port. Comme toujours, les mères n’ont aucune idée de la façon dont cela se passe. Car si un type veut embrasser une fille, tu peux être sûr qu’il ne restera pas sur le port avec elle. Mais les mères n’ont aucune idée de la réalité. »

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Dans ce roman autobiographique, Dany Lafferière rend un merveilleux hommage à sa grand-mère Da.

Da est une vieille dame au caractère bien trempé, dotée d’une grande sagesse et respectée de tout le monde dans le petit village de Petit-Goâve.

En une succession de brefs tableaux, l’auteur, surnommé Vieux-Os, nous dépeint sa jeunesse à Haïti : ses amis Rico et Frantz, ses amours, sa grand-mère, les habitants du village, leurs habitudes et leurs superstitions, la cuisine, le café, et malheureusement aussi la crise politique. Les gens sont pauvres, mais ne semblent pas en souffrir.

L’odeur du café imprègne ce récit. Le meilleur café du village c’est celui de Da. Elle a toujours une tasse de café en main et en propose à chaque personne qui entre chez elle.

J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman dépaysant, touchant et rempli de tendresse.

Un écrivain qui mérite d’être connu !

Lu dans le cadre du 

 

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