Ann Brashares – Quatre filles et un jean. Tome 3, Le troisième été

4e de couverture:

Rien ne sera plus comme avant. A la fin des vacances, Carmen, Tibby ; Bridget et Lena devront se séparer, se rendre chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le Jean magique, témoin de leurs vies, témoin de ce troisième été qui s’annonce décisif…

Carmen voit s’effondrer ses belles certitudes. Après avoir découvert que sa mère lui cachait un incroyable secret, un charment jeune homme lui fait prendre conscience qu’une jeune fille aimable et généreuse sommeille peut-être en elle…

Tibby se pose plus de questions que jamais. Sa petite soeur a frôlé la mort et elle se sent responsable de cet accident. Alors que la vie lui tend les bras, Tibby résiste au bonheur qui s’offre à elle…

Bridget pense avoir chassé ses vieux démons. Monitrice dans un camp sportif, elle est loin de se douter qu’elle y retrouvera le garçon qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt : son vieux démon…

Lena s’interroge sur son avenir. Son père ne comprend pas ses choix et tente de la faire renoncer à ses projets. Cet été sera pour elle une occasion unique d’affirmer sa véritable personnalité…

Plus émouvantes et drôles que jamais les quatre filles nous entraînent une fois de plus dans le tourbillon de la vie, une vie qui n’épargne personne, mais qui donne tant à ceux qui l’aiment…

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Nos quatre amies sont à un tournant de leur vie : c’est le dernier été avant leur entrée à l’université. À la fin de vacances, elles se sépareront pour affronter un monde inconnu, différent, mais aussi se faire de nouveaux amis. Dans ce troisième tome, chacune va devoir faire des choix, affronter son passé ou encore sa famille. On partage avec elles leurs doutes, leurs interrogations, leurs joies, leurs peines. L’amitié qui les unit est plus solide que jamais et le jean « magique » toujours là (même s’il est moins mis en avant).

Qu’est-ce que j’aime cette série ! L’auteur a su à nouveau m’emporter avec ses mots justes et touchants. On se retrouve un peu en chacune d’elles, on les voit évoluer au fil des tomes, on assiste à des moments importants de leur vie. Je suis passée par de nombreuses émotions à la lecture de ce roman: de la joie, de la tristesse, de la nostalgie.

Elles grandissaient. C’était inévitable et, avec tout ce qu’elle avait appris cet été, Tibby savait qu’il ne servait à rien de s’y opposer. Petits amis, famille, études, de grandes choses les attendaient. Mais elle n’était pas prête à payer n’importe quel prix. Elle ne voulait pas conclure le marché si ça impliquait de perdre cette amitié qui était au centre de sa vie, qui lui donnait force et équilibre.

À la fois émouvant et drôle, ce troisième tome est loin d’être une répétition des deux autres. Une manière de nous replonger dans l’adolescence en nous rappellant de doux souvenirs.

Une série que je conseille fortement quel que soit l’âge !

Quatre fille et un jean, tomes 1 et 2

Gallimard jeunesse, 2005

Daniel Glattauer – Quand souffle le vent du Nord

4e de couverture :

En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d’un chagrin d’amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s’imposent une règle : reconnaître l’autre qu’ils n’ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler…

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OUI, JE VEUX !!!!!!! DES MAILS DE LEO ! DES MAILS DE LEO ! DES MAILS DE LEO. S’IL VOUS PLAÎT ! JE SUIS ACCRO AUX MAILS DE LEO !

Enfin j’ai lu ce roman qui a fait pousser de nombreux soupirs chez certaines blogueuses rien qu’en entendant le nom de Leo… Pas chez moi !

Mais revenons d’abord à l’histoire. Emma Rothner se trompe d’adresse en voulant résilier un abonnement par mail. Son message arrive chez un parfait inconnu, Leo Leike. Ce dernier lui répond pour lui faire part de son erreur. Tout cela aurait pu en rester là si quelques mois plus tard, Emma n’avait pas envoyé un mail groupé à tous ses contacts professionnels pour leur souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année. Leo, qui ne manque pas d’humour, lui répond à nouveau: « Chère Emmi Rothner, nous ne nous connaissons pour ainsi dire pas du tout. Cependant, je vous remercie pour votre si sincère et si original mail groupé ! Il faut que vous le sachiez : j’aime les mails groupés destinés à un groupe auquel je n’appartiens pas. Sincère salutations, Leo Leike. »

Emma confuse, lui répond aussitôt. Commence alors une correspondance presque quotidienne. Inévitablement, ils se rapprochent, pourtant conscients des conséquences qu’il pourrait y avoir sur leur vie réelle. Car en dehors de ces échanges virtuels, Emmi (pour les intimes) est mariée et élève les deux enfants de son mari, une vie de famille apparemment « idyllique ». Leo, quant à lui, se remet d’une relation un peu chaotique.

Dès le départ, Emmi et Léo ne veulent rien savoir l’un sur l’autre. Tout est donc dans l’imagination du lecteur car à aucun moment l’auteur ne nous décrit physiquement les personnages, leurs goûts, leurs hobbies, etc. Malgré cela, je n’ai éprouvé aucune difficulté à me les représenter. Malheureusement, nos deux protagonistes n’ont pas réussi à me toucher. Je ne suis pas tombée sous le charme de Leo même s’il m’a paru fort sympathique, intelligent, posé et réfléchi. Quant à Emmi, elle ne sait pas ce qu’elle veut, elle est jalouse (mais je lui pardonne, j’aurais eu les même réactions, oui oui !), possessive alors qu’elle ne connait Leo que par mail. Du coup, son comprortement peut agacer. Le seul personnage qui a réussi à m’émouvoir de part sa réaction c’est le mari d’Emmi.

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas un coup de coeur. Pendant plus de 300 pages, on tourne en rond, on a envie de leur dire de foncer, d’agir au lieu de tergiverser pendant des heures sur une hypothétique rencontre. Certes, il est facile et agréable à lire, et même si le début m’a paru un peu plat, ma curiosité s’est rapidement éveillée. De plus, il traite d’un sujet actuel qui nous concerne tous et auquel nous sommes confrontés de plus en plus : les relations virtuelles. Il n’empêche que la fin s’est révélée très frustrante pour certains. Pour ma part, elle me convient. Ce n’est pas un happy end et c’est bien mieux comme ça. Mais comme je suis curieuse de connaître ce que l’auteur réserve de nouveau à Leo et Emmi, je lirai la suite tant attendue (qui est déjà dans ma PAL).

Ce vent du nord ne m’a pas emportée autant que je le souhaitais, mais si vous ne l’avez pas encore lu, laissez-lui tout de même une chance…

Grasset, 2010
Le Livre de Poche, 2011

Une lecture commune avec Canel, Sofynet, Zarline, Frankie et Laure.


			

C’est lundi ! Que lisez-vous ?

Une très bonne initiative de Malou, reprise par Galleane.

 

Qu’ai-je lu la semaine passée ?
Peur bleue de Stephen King et Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer.
   
   
  
Qu’est-ce je lis en ce moment ?
La couleur des sentiments de Kathryn Stockett pour la LC du 21 juillet.
Que vais-je lire ensuite ?
Je vais continuer ma lecture du Fléau de Stephen King, puis entamer Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer pour une LC fin juillet.
Et vous ?!?
Bonne semaine !!

Stephen King – Peur bleue

4e de couverture:

Cette année, le blizzard de janvier n’a pas apporté que de la neige. Les uns après les autres, les habitants de Tarker’s Mills se font égorger en pleine nuit, sous la lumière blafarde de la pleine lune. Ouvriers esseulés, notables influents, commerçants, vieilles filles, nul n’est épargné, pas même les enfants. Et chaque mois, le cauchemar se renouvelle. Inéluctablement. Le loup-garou déchire la nuit de ses hurlements plaintifs. Tout le monde entend son cri, mais nul ne sait qui sera la prochaine victime. Une seule chose est sûre : il est l’un d’entre eux. Douze mois, douze pleines lunes. L’horreur ne fait que commencer…

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Peur bleue est en fait la réédition de la nouvelle L’année du loup-garou augmentée d’une préface de l’auteur et du scénario de l’adaptation cinématographique.

Le projet initial était d’écrire une histoire pour chaque mois d’un calendrier. Chacun des textes devait être accompagné d’une peinture de Berni Wrightson. Mais Stephen King a finalement écrit plus que prévu, et ce projet de calendrier s’est transformé en une nouvelle divisée en douze chapitres qui fût publiée à tirage réduit en 1983.

Dehors, la neige recouvre peu à peu les traces de la créature. Le vent crie d’une voix déchirante qui évoque des hurlements de plaisir. Mais d’un plaisir sans âme, sans Dieu, sans soleil – jouissance de gel opaque et d’hiver ténébreux. Le cycle du loup-garou a débuté.

L’histoire se passe à Tarker’s Mill, une petite ville tranquille du Maine. Depuis le début de l’année, chaque mois à la pleine lune, une bête s’attaque aux habitants. Personne n’est épargné : hommes, femmes, enfants. La population prend peur et décide d’arrêter ce monstre, en vain. Certains sont persuadés qu’il s’agit d’un loup-garou, d’autres ni croient pas. Mais les faits sont là. Aucun doute n’est possible. Qui peut être ce loup-garou ? L’énigme restera entière jusqu’au jour où un petit garçon prénommé Marty échappe à une agression du loup-garou et découvre rapidement qui est l’homme qui se transforme chaque soir de pleine lune. Mais ce dernier est bien décidé à se venger…

Depuis trois jours, il éprouve des sensations désormais familières. Il est agité, fébrile; une impatience presque joyeuse l’a envahi; il a des tiraillements dans tout le corps. La mue approche, elle est tout près.

Certes, ce n’est pas un des grands romans de Stephen King, mais c’est une nouvelle plutôt sympathique pour les fans de l’auteur. À nouveau, la peur et l’horreur s’insinuent dans le quotidien des habitants. Le suspense est bien présent, la tension aussi. Quelques unes des douzes nouvelles sortent du lot notamment celle de février où la jeune Stella Randolph est retrouvée morte dans sa chambre. Mais il est dommage que l’auteur n’ait pas plus développé le thème du loup-garou comme il l’a fait pour celui des vampires dans Salem.

Quant au scénario, je l’ai trouvé assez différent et moins intéressant. L’atmosphère n’est plus la même, l’histoire est trop centrée sur Marty. De plus, comme c’est un scénario, il est plus difficile à lire car il faut un peu de temps pour s’habituer aux multiples annotations. Cependant, il n’est pas impossible que je regarde le film un de ces jours par curiosité.

Editions J'ai Lu, 1986 (1ère édition)
Editions J'ai Lu, 2000

Lu dans le cadre du challenge , session 1, mot: bleu.


			

L’été est là…les défis aussi !

Cet été, deux défis reviennent pour leur seconde édition. J’avais déjà participé à la première et je n’ai pas pu m’empêcher de m’inscrire à nouveau.

Concours STAR2 - Les lectures de Liyah

Liyah organise son second S.T.A.R. (Stop Talking And Read). Le principe ? Lire le plus de pages possible entre le 15 juillet et le 14 août 2011. Just for fun :)

Caro, quant à elle, réintère avec le Summer PAL Challenge. Du 21 juin au 21 septembre, le but est de faire baisser notre PAL un maximum. Avec un PAL qui a atteint le nombre critique de 273 rien n’est gagné, mais j’aime me mettre des défis !

Allez hop hop, on se motiiiiive !

Bel été à tous !

Colin Harrison – Manhattan nocturne

4e de couverture:

Meurtres, accidents, drames en tous genres… Porter Wren, chroniqueur de faits divers dans un tabloïd new-yorkais, est un habitué des turpitudes quotidiennes de l’humanité. Mais en observateur prudent, il s’est toujours gardé de s’embarquer dans le type d’histoire qu’il raconte. Jusqu’au jour où il est abordé par une séduisante jeune femme, la veuve d’un cinéaste en vogue dont le meurtre n’a jamais été élucidé. Elle détient des secrets. Il n’aurait jamais dû accepter de les partager… À mesure que se noue ce drame étouffant, Colin Harrison révèle un à un les fils mystérieux qui, nulle part comme à New York, relient les bas-fonds les plus sordides aux sphères les plus élevées de la réussite.

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Je vends le meurtre, la mutilation, le désastre. Et ce n’est pas tout : je vends la tragédie, la vengeance, le chaos, le destin. Je vends les souffrances des pauvres et les vanités des riches. Les enfants qui tombent des fenêtres, les rames de métro qui flambent, les violeurs qui s’éclipsent dans la nuit. Je vends la colère et la rédemption. Je vends l’héroïsme musclé des pompiers et la poussive cupidité des chefs de la mafia. La puanteur des ordures, les espèces sonnantes et trébuchantes. Je vends le Noir au Blanc et le Blanc au Noir. Aux démocrates, aux républicains, aux anarchistes, aux musulmans, aux travestis, aux squatters du Lower East Side. J’ai vendu John Gotti et O. J. Simpson et les poseurs de bombes du World Trade Center, et je vendrai tous ceux qui suivront. Je vends le mensonge et ce qui passe pour la vérité, et tout le spectre des nuances qui les séparent. Je vends le nouveau-né et le mort. Je revends la misérable et splendide ville de New York à ses habitants. Je vends des journaux.

Porter Wren, journaliste pour un tabloïd new-yorkais vit une vie plutôt tranquille avec sa femme et ses deux enfants jusqu’au jour où il rencontre Caroline Crowley à une soirée organisée par son journal. De son propre aveu, il aurait mieux fait de ne jamais s’y rendre…

Oui, je maudissais ma fascination pour Caroline, mais en tirais également une joie singulière.

Caroline Crowley belle, intrigante et très persuasive séduit immédiatement Porter. Elle l’aborde pour lui parler de son mari décédé récemment: Simon Crowley, cinéaste reconnu, retrouvé mort sur un chantier. Porter accepte d’enquêter sur la mort de Simon à la demande (insistante) de Caroline et va peu à peu s’aventurer dans un monde où les enjeux le dépassent. Un monde dont il ne ressortira pas sans quelques séquelles. A travers les cassettes laissées par Simon, il découvre un jeune homme indépendant, marginal, qui filmait des instants de la vie quotidienne. Malheureusement, ces cassettes intéressent d’autres personnes (milliardaires, flics,…) prêtes à tout pour les récupérer.

Manhattan nocturne est un roman noir qui nous montre les bas-fonds de New York: ses crimes, ses folies, ses excès, ses recoins sombres, loin du New York des cartes postales. J’ai beaucoup aimé les descriptions que l’auteur fait de cette ville qui joue une grande place dans l’histoire. De plus, Colin Harrison sait tenir son lecteur en haleine. L’intrigue est bien construite, efficace, avec une solution qui n’est dévoilée qu’aux dernières pages. Tout au long du récit, le lecteur ne cesse de se poser la même question: pourquoi Porter a-t-il accepté la requête de Caroline Crowley ? Une curiosité malsaise qui aura des conséquences sur lui et sa famille. Notre journaliste va-t-il pouvoir se sortir de cette emprise ?

Ce n’est pas un coup de coeur, mais j’ai néanmoins passé un agréable moment et je remercie Manu d’en avoir fait un livre voyageur !

Editions 10-18, 2008

Suzanne Collins – Hunger games

Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront …

Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est crée pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.

Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature …

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Ce roman jeunesse a reçu bon nombre de critiques dithyrambiques lors de sa sortie (et encore maintenant). J’étais donc curieuse de découvrir le premier tome de cette série à succès. Je dois dire que la lecture fût plus qu’agréable même si ce n’est pas le coup de coeur que j’espérais.

Mais revenons d’abord à l’histoire. L’auteur nous emmène à Panem, une société future où le gouvernement, appelé le Capitole, contrôle tout. La population est répartie en douze districts. Katniss Everdeen, une jeune adolescente, vit dans le district 12 avec sa mère et sa petite soeur Prim dont elle s’occupe depuis le décès de son père. Pour faire vivre sa petite famille, Katniss chasse tous les jours en compagnie de son ami Gale.

L’histoire débute le jour de la Moisson, un événement redouté par la population. En effet, une fois par an, deux jeunes de chaque district, un garçon et une fille entre 12 et 18 ans, sont tirés au sort pour participer aux Hunger Games. Les participants, au nombre de 24, sont envoyés dans une arène où ils s’entre-tuent jusqu’au dernier, alors déclaré vainqueur. Le combat est filmé en permanence par des dizaines de caméras et retransmis en direct à la population. Cette année, Peeta et Prim sont sélectionnés pour représenter le district 12. Mais Katniss refuse que sa soeur y participe et décide de prendre sa place, nous montrant une fois de plus son courage.

Elle avance vers la grosse boule qui contient les noms des filles. Elle enfonce profondément le bras dans la masse des papiers et en tire un sans regarder. La foule retient son souffle, on pourrait entendre une mouche voler, je me sens mal et je prie désespérément pour que ce ne soit pas moi, pas moi, pas moi.

Regardez, nous prenons vos enfants, nous les sacrifions, et vous n’y pouvez rien. Si vous leviez seulement le petit doigt, nous vous éliminerions jusqu’au dernier. Comme nous l’avons fait avec le district Treize.

 

Je redresse les épaules. Je me tiens aussi droite que possible. Le cylindre se lève. Pendant une quinzaine de secondes, je reste plongée dans le noir complet. Après quoi je sens la plaque métallique me pousser au-dehors, à l’air libre. Éblouie par le soleil, je perçois juste une forte brise ainsi qu’une odeur prometteuse de sapin.
Puis j’entends tonner tout autour de moi la voix de Claudius Templesmith, le speaker légendaire ;
– Mesdames et messieurs, que les soixante-quatorzièmes Hunger Games commencent !

Une fois dans l’arène, les concurrents sont livrés à eux-mêmes. Des alliances se forment, des stratégies sont mises en place, l’instinct de survie est présent en chacun d’eux.

Dès le début, Katniss nous apparaît comme une héroïne dotée d’une force et d’un courage à toute épreuve. Très indépendante et intelligente, elle survit tant bien que mal avec sa mère et sa soeur Prim à laquelle elle voue un amour inconditionnel. Mais c’est aussi une adolescente fragile marquée par la mort de son père et toujours un peu innocente.

La narration est à la première personne et au présent, ce qui donne au lecteur l’impression d’être dans l’arène et lui permet de s’attacher encore plus à l’héroïne. Le lecteur suit Katniss pas à pas et est à ses côtés lorsqu’elle lutte pour survivre.

Ce roman aborde différents sujets qui peuvent amener à des réflexions intéressantes: la télé-réalité et ses dérives, le voyeurisme, le totalitarisme,…  Riche en action et rebondissements, l’auteur insiste sur la psychologie et les sentiments des personnages et ne tombe pas dans le gore.

Malgré ses qualités, ce premier tome manque de surprise, certaines scènes étant prévisibles, notamment l’issue des Hunger Games. Je m’attendais à quelque chose de plus fort, de plus terrifiant, je voulais que l’auteur aille plus loin et qu’elle n’ait pas recours à la facilité dans certaines situations. Tout ça reste très « adolescent ». C’est pour cette raison que j’aimerais beaucoup lire sur le même thème Battle royale de Koushun Takami, apparemment plus fort encore.

Même si, au final, ce livre n’est pas un coup de coeur, je lirai la suite avec plaisir afin de savoir ce que l’auteur réserve à nos héros !

 Pocket Jeunesse, 2009

Lu dans le cadre des challenges:

 (Un coup de coeur de Clarabel et Gawou)