Yôko Ogawa – Le musée du silence

 
4e de couverture :

Un jeune muséographe vient d’entrer en fonction dans un manoir aux confins du monde. Sous la direction d’une vieille femme plutôt étrange, il devra recenser, agencer, mettre en scène une véritable collection d’objets, de reliques du quotidien, de vestiges d’une intimité disparue et pourtant soutirée depuis des années aux défunts du village voisin. Car ces objets ont un seul point commun : ils furent tous volés quelques heures après la mort de leur propriétaire… Empreintes du temps qui passe, variations autour de la mémoire, accumulations, obsessions : la mission de cet homme est complexe car le musée du Silence devra être à la hauteur des souvenirs de la vieille dame..

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Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans un univers intemporel. En effet, l’époque et le lieu ne sont jamais mentionnés, l’histoire se situe hors du temps et hors du monde.
Les personnages sont ambigus et n’ont pas de nom, ni de prénom, ils ne sont nommés que par leur fonction première : « la jeune fille », « la vieille dame », « le jardinier », etc. On ne connait que très peu de choses sur eux, leur passé.
La mort et la mémoire sont deux thèmes omniprésents dans ce roman. En effet, la vieille femme lutte contre sa vieillesse et veut à tout prix transmettre au jeune muséographe sa connaissance sur les objets des défunts. Les objets sont recueillis dans le but de garder en mémoire chaque habitant du village.

L’ambiance est quelque peu irréelle, oppressante, parfois glauque. Cependant, c’est une histoire originale et agréable à lire, avec une pointe d’intrigue.

Livre lu dans le cadre du Challenge ABC 2009

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