Emile Zola – Au Bonheur des Dames

 Résumé :

Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu’une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d’elle le symbole du modernisme et des crises qu’il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

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Après L’assomoir lu il y a plusieurs années, je me suis plongée avec plaisir dans mon deuxième roman de Zola.

Publié en 1883, le roman se passe entre 1864 et 1869. Nous faisons la connaissance de Denise Baudu, qui après la mort de ses parents, arrive à Paris chez son oncle, accompagnée de ses deux frères. Cet oncle tient un magasin fortement concurrencé par celui d’Octave Mouret, Au Bonheur des Dames, où Denise va finalement être engagée.

Dans son roman, Zola nous montre le déclin des petits commerces parisiens face à ce grand magasin qui ne cesse de s’agrandir.

Le Bonheur des Dames réussit en vendant ses produits à des prix sacrifiés. Prix que les autres petits commerçants ne savent pas pratiquer. 

Mais Mouret ne se contente pas de baisser ses prix. Il veut faire plus pour attirer la clientèle, pour qu’elle s’y sente bien et qu’ainsi elle achète plus. Il a donc recours à diverses méthodes telles que des catalogues, la publicité dans les rues, la possibilité qu’on les clientes de retourner les marchandises qui ne leur conviennent pas, la diversification des produits proposés, l’installation d’ascenseurs, d’un buffet, de rayons pour les enfants, etc. Bref, Mouret sait ce qu’attend la femme.

Mouret avait l’unique passion de vaincre la femme. Il la voulait reine dans sa maison, il lui avait bâti ce temple, pour l’y tenir à sa merci. C’était toute sa tactique, la griser d’attentions galantes et trafiquer de ses désirs, exploiter sa fièvre. Aussi, nuit et jour, se creusait-il la tête, à la recherche de trouvailles nouvelles.

Ce roman m’a beaucoup plu, Zola décrit tellement bien le Bonheur des Dames que l’on a envie d’y être, d’y flâner des heures, de pouvoir toucher toutes ces soies et autres produits, mais surtout de les acheter !

Livre lu dans le cadre des défis (mai 2010)

   (proposé par Fleurdusoleil)

 

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9 réflexions sur “Emile Zola – Au Bonheur des Dames

  1. J’ai lu tous les Rougon-Macquart et celui-ci fait partie de mes préférés. Il faut dire que Octave Mouret est un de mes héros de roman préférés. :-)

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